Bashir Carpets
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Les tapis espagnols


La tradition du tissage de tapis a été développée en Espagne par les conquérants Arabes, historiquement appelés les Maures. Les archives historiques indiquent que ce sont ces Arabes qui ont enseigné aux Espagnols et aux Vénitiens l’art traditionnel du tissage de tapis. Les tapis espagnols qui se vendent sur le marché aujourd’hui comme « Tapis de style Maure » sont de fait fabriqués selon les techniques et les modèles popularisés par les conquérants arabes de l’Espagne.



Les musulmans en Ibérie


Les tapis espagnols se distinguent par leur apparence singulière et sont reconnaissables en un coup d’œil. Le jaune semble être la couleur prédominante et on le retrouve sur presque tous les modèles produits dans le pays. En termes de qualité et de design, ils ressemblent fortement à un autre style de tapis connu sous le nom de « Tapis Smyrne ». De nos jours, on peut trouver ces antiques et authentiques tapis de style Maure exposés dans les mosquées et cathédrales d’Espagne. Les cathédrales de Séville et de Tolède, en particulier, possèdent une excellente collection de tapis espagnols. On estime que ces tapis datent du 13ème siècle.

L’essence du style des tapis espagnols trouvait sa source dans l’utilisation de motifs géométriques. Ces motifs pouvaient être d’élémentaires à extrêmement complexes, et par conséquent ils pouvaient susciter différentes impressions. Chaque tapis espagnol aurait été méticuleusement tissé à la main par des artisans hautement qualifiés, ayant appris le style traditionnel du tissage de tapis des Arabes. Même la procédure de coloration était conduite manuellement parce qu’elle produisait ainsi les riches couleurs qui permettaient aux tapis espagnols de surpasser tous les autres. On sait que lorsqu’Eléonore, fille de Ferdinand III de Castille, se rendit en Angleterre pour épouser Edouard Ier, elle emporta avec elle des tapis. Que ceux-ci aient été ou non noués, qu’ils aient été manufacturés en Espagne, nous n'en savons rien, du moins les documents historiques posent une date quant à la période à laquelle les objets appelés « tapis » étaient en usage en Espagne. Des pièces du 15ème siècle sont toujours visibles dans certains musées, et toutes ressemblent étroitement aux tapis turcs de la même période. Il subsiste plus de tapis espagnols datant du 15ème siècle qu’aucun autre. A la fin du 15ème siècle, l’Espagne produisait ses tapis elle-même, même s’il se peut que le travail ait été réalisé par des immigrants.



Ancien tapis Alcaraz


Bien que présentant toujours un façonnage de style turc, les tapis arboraient cependant des emblèmes chrétiens et héraldiques variés jusqu’au 17ème siècle, lorsque ce que nous entendons par style espagnol évolua. En raison de l’expérience de plusieurs siècles de domination maure, cette transposition de style a été plus facile en Espagne que, peut-être, dans n’importe quel autre pays d’Europe. Les principaux lieux de fabrication étaient, dans les temps les plus anciens, Almeria et Alcaraz. Bien que les exemples isolés de la production de tapis datent d’avant l’invasion de l’Espagne par les Musulmans, les modèles Hispano-Mauresques sont les premiers corps significatifs de tapis fabriqués en Europe. Les documents démontrent que la production commença dès le 10ème siècle.



Ancien tapis Alcaraz


Le plus ancien tapis espagnol à encore subsister, le présumé « Tapis de la Synagogue » est une pièce unique datant du 14ème siècle. Avant son acquisition par Wilhelm Bode en 1880 pour le musée qu’il avait fondé, il était à ce que l’on prétend, gardé par une église en Tyrol/ Autriche. On peut se demander comment il était arrivé là-bas. Des explications complètes ont été avancées par Friedrich Sarre, le fondateur du Département d’Arts Islamiques du Musée de Berlin. Le tapis est toujours visible pour les visiteurs dans la salle d’exposition redécorée du Musée de Pergame à Berlin, lequel accueille désormais les collections réunies des deux fondateurs des Départements d’Arts Islamiques. Le motif du tapis de la Synagogue représente un arbre, sur lequel poussent, de parts et d’autres, des tiges de branches plutôt fines aux extrémités desquelles des fleurs surdimensionnées représentent chacune un lieu saint de la Torah. La bordure, selon Sarre, contient des caractères coufiques purement décoratifs et dénués de sens. Bode fait référence à la méthode particulière du nouage, différente de celles de n’importe quel tapis oriental. Elle est examinée en détail dans l’article de Sarre et Flemming qui donnèrent naissance au terme de « nœud espagnol ». Dans la forme des fleurs poussant sur les branches de l’ « Arbre de la Vie », Sarre et Flemming perçoivent une évocation décorative de « l’Arche de la Loi » : « Le Aron-Ha-Kodesch » ou sanctuaire, qui était apposé sur le mur principal de la synagogue et contenait les Rouleaux de la Loi, ceux-là même qui jouissent depuis la haute antiquité de la plus profonde vénération. L’Arche de la Loi est toujours représentée sous la même forme : un coffre rectangulaire à double porte - chacune possédant quatre panneaux surmontés d’un pignon rectangulaire.



Ancien tapis de synagogue


Les premiers tapis du groupe Hispano-Mauresque, les tapis Amiraux (connus aussi sous le nom de Tapis Armoriaux), sont totalement recouverts de motifs géométriques répétés, ponctués par des blasons de nobles et de familles espagnoles chrétiennes. Le style de ces modèles a été analysé plus minutieusement par May Beattie. Beaucoup de ces tapis du 15ème siècle furent fortement inspirés par les modèles originellement développés dans la péninsule anatolienne. La production de tapis continua après la Reconquête de l’Espagne et l’éventuelle expulsion de la population musulmane au 15ème siècle. Le modèle des tapis espagnols du 16ème siècle, période de la Renaissance, est un dérivé du style des textiles en soie.



Anciens tapis espagnols



Sources et inspiration : BÉRINSTAIN, Valérie, et al. L'art du tapis dans le monde, Paris, Mengès, 1996, 378 p. ; JERREHIAN JR., Aram K. A. Oriental Rug Primer, Philadelphie, Running Press, 1980, 223 p. ; HERBERT, Janice Summers. Oriental Rugs, New York, Macmillan, 1982, 176 p. ; HACKMACK, Adolf. Chinese Carpets And Rugs, Rutland et Tokyo, Tuttle, 1980, 45 p. ; DE MOUBRAY, Amicia. et David BLACK. Carpets for the home, London, Laurence King Publishing, 1999, 224 p. ; JACOBSEN, Charles. Oriental Rugs A Complete Guide, Rutland et Tokyo, Tuttle, 1962, 479 p. ; BASHIR, Shuja. communication personnelle, s.d. ; Sources de sites web et dates de consultation variées (à être confirmées). Utilisé sous toutes réserves.





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